Dans quelles mesures est-on un connard/une salope ?

Publié le par big-ben-salamandre.over-blog.com

De mémoire de lycéen, on ne passe pas une journée sans entendre telle ou telle personne se faire traiter de connard ou de salope. Au départ utilisés pour désigner des personnes à la sexualité débridée, on emploie de plus en plus ce mot pour parler de quelqu'un qui joue avec les sentiments des autres.

On traite volontier n'importe qui de salope dés le moment ou celle-ci a fait du mal à quelqu'un qu'on aime ; on a parfois pourtant pas conscience d'en être une nous-même. Prenons l'exemple de Josette : elle est magnifique et se fait souvent draguer par des mecs. Elle apprécie ça et ne se donne donc pas la peine de les remballer, voulant savourer cette preuve de sa beauté. Mais en les laissant faire, elle leur laisse aussi croire qu'entre eux quelque chose est possible ; ors ce n'est pas du tout le cas, Josette s'en fout de ces mecs. Du coup ils sont nombreux à se nourrir d'illusions, et quand ils se rendent compte qu'ils ne sont pas les seuls à être traités ainsi, Josette devient automatiquement une salope, à leurs yeux et ceux de leur entourage. C'est légitime, miss monde aurait pu se donner la peine de leur faire comprendre tout de suite ses intentions (ou plutôt son manque d'intentions). Mais elle ne l'a pas fait : on appelle ça jouer avec les sentiments des gens.

Maintenant mettez-vous à la place de Josette. Vous avez pas le moral, notes pourries, amis pourris, famille pourrie, temps pourri, rien ne va. Là, un mec qui ne vous plait pas du tout vient vous draguer. Quoi de mieux pour vous remonter le moral ? C'est une preuve que vous êtes jolie et désirable ! Alors vous jouez le jeu. Plus tard, il parvient à vous contacter et, enfoncée dans votre déprime, vous acceptez de lui passer votre numéro. Puis il vous parle, souvent, et vous comprenez clairement ses intentions. Mais vous ne prenez pas la peine de le démentir, parce que vous avez besoin de cette dose quotidienne d'écoute et des compliments pour faire du bien à votre égo. Et puis quoi ? C'est pas comme si vous le chauffiez, vous vous contentez de lui répondre, est-ce un crime de répondre aux gens ? Bah ils seront nombreux à vous dire que oui : vous ne faites rien de mal, vous discutez, et vous êtes ettiquetée comme une salope. Notez que ça marche aussi avec les mecs.

Ca parait dur, mais quand on y réfléchit, imaginons que vous avez flashé sur une personne, que vous allez la voir, qu'elle vous passe son numéro et qu'elle vous répond, vous vous dites que tout est possible...parce que cette personne ne vous a envoyés aucuns signes négatifs. Jusqu'au jour où vous faites le grand saut, et que vous vous prenez une claque dans la gueule (au sens figuré). La personne en face apparait comme une salope, alors que dans le paragraphe précèdent, elle était fragile et innocente.

Au final, il est difficile de définir qu'est-ce qu'une salope. Disons qu'au fond, on est tous une salope/un connard, parce qu'on ne pense qu'à notre nombril.

Smoutchis, Liloo

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avril au soleil 03/12/2010 22:13


je suis absolument d'accord avec toi... et après celui qui est visé comme salope/connard, s'il est, comme tu dis, dans une période noire où tout semble s'accorder pour lui faire une vie de merde,
peut commencer à se poser des question sur lui-même, culpabiliser à mort, regretter et être prêt à tout pour perde cette image qu'on lui a collé sur le dos quitte à se renfermer. alors qu'il a
juste été humain.


big-ben-salamandre.over-blog.com 05/12/2010 21:51



Ta remarque sent le vécu o.o


Le tout c'est de trouver le juste milieu, même si c'est plus facile à dire qu'à faire...



nina 16/11/2010 21:13


tes articles sont de mieux en mieux : )

ça marche bien !!