Rencontre avec une pseudo hippie

Publié le par big-ben-salamandre.over-blog.com

pseudo hippieParce que des fois, on croise des spécimens qu'il est bon de détailler, pour que vous sachiez quand passer votre chemin.

J'ai rencontré Ashley dans le couloir d'un train bondé. Nous étions huit serrés comme des sardines, assis sur nos valises, à regarder filer le paysage d'un air las. Ashley s'est limite autoproclamée comme la nana sociable du train : elle a commencé à taper la causette à chaque personnes une par une. Moi je me disai, "cool, une meuf qui discute, c'est bien les gens sociables !" Alors j'avais décidé de faire abstraction de son style : un béret pour faire style je suis une artiste et je me fringue original, un sarouel rouge parce que si jamais t'a pas vu je suis une hippie et j'aime briser les codes, et des chaussettes rayées noires et blanche parce que malgrès le fait qu'elle ait 30 piges, on va dire qu'elle a toujours gardé son âme d'enfant (copyright !) Un style qui ne cadrait pas du tout avec son manteau bien stricte et sa coupe de cheveux bien proprette, mais bon, comme je l'ai déjà dit, il ne faut pas juger sur l'apparence. J'engageai donc la conversation avec Ashley qui, après m'avoir demandé ou j'allai, se détourna résolument pour parler avec la personne suivante. Après avoir testé chacun des passagers, elle choisit le plus intéressant (à savoir le beau gosse mono de ski), et commenca à lui raconter sa vie d'une voix bien forte pour que tout le monde en profite. Elle expliqua qu'elle travaillait avec des gamins de dix ans, que c'était des enfants fooormidables mais d'un autre côté trèès dur à gérer. Ashley n'avait pas une vie facile, ça non. Mais c'était le genre de nana, tu vois, elle se battait pour survivre. Par la suite je me suis demandé comment une nana qui recevait un salaire d'éducatrice (donc pas grand chose), pouvait se permettre de débourser une petite fortune pour traverser toute la France en train. Sans compter qu'elle était surchargée de bagages : deux valises et un gros sac. Je me suis demandé comment on pouvait remplir un tel volume quand on était sans le sou : ça fleurait bon la fille à papa...D'autant plus que je voudrais pas dire, mais on s'en fichait un peu de sa vie. On était compressés comme des crétins dans ce couloir, et on était obligée de se tapper l'histoire des malheurs d'Ashley. Alors quand, en gémissant pour soulever son énorme sac, elle s'est écrié "oulala, c'est lourd ! faut dire que ça fait des mois que je transporte mon materiel d'art dans toute la France !!", j'étais au comble de l'exasperation. Faudrait savoir, elle est artiste itinérante ou éducatrice dans les cités ? Et puis d'abord, ça veut dire quoi du matériel d'ART ? Du dessin, de la sculpture sur pierre, de la peinture, du TRICOT ? Pauvre Ashley, elle voulait être hippie mais n'a réussi qu'à ressembler à un gros fake sur pattes...

Smoutchis, Liloo

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Mouffles 05/11/2010 16:28


M'aurait bien saoulée...Déjà que j'ai horreur du train, si en plus on doit se taper des monologues du genre....
Je suis du genre MP3 qui me ferme au monde et je me fou d'être antipathique dans ces moments là ! ^^
Gros bisoussssssssss
Mouffles